La réglementation sur les heures de travail des résidents est une question difficile et complexe qui a des répercussions dans l’ensemble des systèmes de santé et de formation médicale. Au Canada, tout comme dans nombre d’autres pays, les médecins en formation assument le double rôle d’apprenant et de prestataire prestataire de soins cliniques. L’équilibre entre ces deux rôles dans les programmes de résidence canadiens est actuellement régi par les différentes ententes collectives provinciales; il n’existe pas de système, de normes ou de principes formels, ce qui engendre des variations importantes d’un bout à l’autre du pays. De nouvelles données probantes et la conscience émergente concernant des questions comme la sécurité des patients, l’aptitude à pratiquer, les répercussions sur la prestation des services de santé, l’accès aux soins, le professionnalisme, le bon équilibre entre la vie personnelle et professionnelle, les nouvelles preuves à l’appui de la chronobiologie et de la science du sommeil, de même que les modèles évolutifs de formation ont polarisé les positions sur l’équilibre idéal entre la formation et la prestation des services dans tout le pays.

La réglementation des heures de travail des résidents a suscité beaucoup de débats au Canada et dans le monde entier. Par respect pour la sécurité des patients et des résidents, les tendances au sein de l’Union européenne et aux États-Unis se sont axées principalement sur deux grandes réformes des HTR : la réduction du nombre total maximal d’heures hebdomadaires et la réduction du nombre total maximal d’heures consécutives. Au Canada, la sentence arbitrale rendue au Québec en 2011 s’attardait sur cette dernière réforme, en éliminant les gardes de 24 heures et en convergeant vers une réduction de la durée maximale des quarts de travail en établissement à 16 heures. Plus récemment, en Nouvelle-Écosse, un jugement arbitral fut rendu citant les HTR prolongées comme facteur clé de la santé et du bien-être et la sécurité des patients comme une préoccupation chez les médecins résidents. Cependant, les répercussions potentielles d’une telle réforme ont suscité de plus amples délibérations sur la façon de procéder du système de santé canadien, étant donné les grandes différences qui existent dans les normes nationales d’un bout à l’autre du pays.

Pour ce faire, un projet concerté intitulé « À la recherche d’un consensus pancanadien sur les heures de travail des résidents » a été mis sur pied en mars 2012 afin de réaliser deux objectifs clés liés aux heures de travail des médecins et chirurgiens canadiens en formation : premièrement, rassembler les données probantes disponibles sur la question et, deuxièmement, formuler des recommandations pancanadiennes sur les questions complexes relatives aux heures de travail des résidents.

Collaboration en matière de formation médicale postdoctorale

Ce projet a été orienté par le Comité directeur national sur les heures de travail des résidents (HTR) composé d'experts d'un bout à l'autre du pays. Cliquez ici pour voir la liste complète des membres du Comité directeur national sur les heures de travail des résidents et des groupes d'experts. Neuf intervenants des soins de santé au Canada ont également participé au projet :

 

Association canadienne des institutions de santé universitaires Association canadienne des médecins résidents Collège des médecins de famille du Canada
Association médicale canadienne Collège des médecins du Québec Fédération des médecins résidents du Québec
  Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada